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"Le Lauragais"

ORIGINE

Le nom de notre région vient du village de Laurac capitale du "pays de Laurac" du XIème au XIIIème siècle.

Le toponyme "Laurac" est le dérivé d'un nom de personne "Laurus", propriétaire d'un grand domaine à l'époque gallo-romaine. "Laurus" a donné son nom à Laurac et Laurac a produit Lauracum, puis Lauraguès (en occitan) enfin Lauragais (en français).


Laurac est aujourd'hui un tout petit village d’une centaine d'habitants, qui a conservé fièrement sa vieille appellation : Laurac le Grand. Le village était bien sûr beaucoup plus important aux 11 et 13ème siècles. On vient de découvrir, autour du site actuel, trois mottes féodales (des buttes artificielles) portant des restes de murailles qui étaient donc habitées. Mais surtout Laurac était le lieu où s'élevait le château de la puissante famille des Laurac, de Sicard et de la célèbre Blanche, mère de Guiraude, seigneuresse de Lavaur et martyrisée en 1211. Ces Laurac dominaient par leur richesse et leurs terres tout le Lauragais oriental et leur influence allaient jusqu'aux portes de Toulouse. Ce sont eux, par exemple, qui percevaient des taxes sur le grand marché au sel de Baziège (11-13ème siècles), au bord de la voie romaine d'Aquitaine.

GENERALITES

Le Lauragais s'étend sur une superficie d’environ 2 400 km2 sur un territoire à cheval sur quatre départements (Aude, Ariège, Haute-Garonne et Tarn).

Le Lauragais est resté une région fortement peuplée jusqu'à la guerre de 14-18. Cette dernière a sonné le glas de la région paysanne et occitanophone qui subsistait encore. Il faudra attendre les années 1960-1970 pour que le Lauragais connaisse à nouveau un formidable essor, cette fois sous l'influence de la métropole régionale toulousaine.

L'identité du Lauragais éclate d'abord dans sa langue : l'occitan mais ici plus précisément, le languedocien, parlé depuis Agen jusqu'au Rhône, avec un accent caractéristique. Il comporte un certain nombre de traits grammaticaux spécifiques, et dans la toponymie des formes originales, avec la particule « en » (par exemple : 'en Cassan' ou 'en Borrel' qui sont des noms d'écluses sur le Canal).

La langue française est introduite tardivement avec la croisade contre les cathares (1209-1229). Ce sont les chefs croisés, puis les officiers du roi (Saint Louis) qui ont introduit le français après 1229 et surtout 1271 (rattachement du comté de Toulouse au domaine royal), la langue du roi.

Géographiquement, le Lauragais se situe au sein d'une zone où le climat océanique prédomine. Cependant, les influences méditerranéennes n'y sont pas rares, particulièrement en été et en automne, et s'accentuent, logiquement, vers le sud-est de la région, aux confins avec le Razès. Cette dominante océanique agrémentée d'incursions méditerranéennes, se trouve également modifiée par les effets du vent d'Autan. Ce "vent fou", véritable signature climatique du Lauragais, est responsable de l'assèchement très rapide - et sévère - des terres soumises à son emprise. Il peut en l'espace de 2 à 3 jours précipiter les moissons, ou bien accroître de 1 à 2° le degré alcoolique des raisins au moment des vendanges !

Champ de haricots lingots du lauragais

HISTOIRE DU LAURAGAIS

 Le pays des Cathares

Entre l'an 1000 et 1329, le Lauragais, c'est aussi le pays des Cathares. C'est ici que les croyants et les Parfaits furent les plus nombreux et sans doute égaux en nombre aux catholiques. Les évêchés hérétiques sont nés à Saint Félix en 1167.

Les dogmes défendus par la religion cathare la firent rapidement rejeter par Rome qui imposa alors une terrible répression. La première étape fut la "Croisade contre les Albigeois" qui visait à ramener les hérétiques sur le chemin de la Foi catholique.

C'est le pays des bûchers durant la croisade (Lavaur, Les Cassès, Labécède) et des massacres (Bram, Montgey, Baziège, Labécède).

De 1209 à 1229, le Lauragais est le centre de multiples batailles sanglantes (Castelnaudary, Baziège) et des sièges innombrables de châteaux. Enfin, c'est le lieu de massacre des inquisiteurs à Avignonet en 1242. Cette répression ne suffit cependant pas à éliminer toutes les traces du catharisme et un siècle est encore nécessaire aux Inquisiteurs pour venir à bout des hérétiques.

Le pays des bastides aux 13ème et 14ème siècles :

Une bastide est un village neuf créé par le roi de France. C'est grâce à Villefranche, Villenouvelle, Saint Rome, Revel, Saint Félix, Labastide d'Anjou, Nailloux, Calmont que le roi fait une conquête pacifique du Lauragais jusque-là hérétique. Les plus belles de ces constructions nouvelles sont certainement Revel, Saint Félix, Villefranche, Nailloux et Montgeard.

En 1317, le Lauragais devient un évêché puis un comté en 1477 sous Louis XI (Catherine de Médicis, lauragaise par sa mère, sera la plus célèbre de ses comtesses) et une sénéchaussée à partir de 1554.

En 1789, la région sert de cadre aux élections des députés aux États Généraux et est scindée dès 1791 en deux départements : Castelnaudary et Villefranche.

En 1799, une violente et massive insurrection royaliste a soulevé le Lauragais contre la République. Des milliers de paysans s'emparent de Lanta et de Caraman, de Nailloux et de Calmont, menacent Toulouse. Ils sont écrasés à Montréjeau, mais le bilan est lourd : 4000 victimes !

ECONOMIE

L'activité économique du Lauragais est bien sûr marquée par une agriculture particulièrement riche. Celle-ci est symbolisée par l'image du fameux pays de cocagne où poussent des plantes à haut rendement dont certaines ont fait jadis la fortune du pays.

Trois plantes mythiques résument cette opulence : le froment, le maïs et le pastel. C'est aussi le pays du maïs, venu d'Amérique, qui est coté pour la première fois au marché de Castelnaudary vers 1640.

Le pastel, qui peut atteindre 1,5m de haut, aux feuilles lisses et étroites, est bien sûr la principale de ces plantes. Le principe chimique contenu dans ses feuilles a teint en bleu tous les draps de laine de l'Europe aux 15ème et 16ème siècles. Elle contribua un temps à l'essor du commerce international. Son apogée se situe entre 1462 et 1562, "siècle d'or" où se sont bâties d'immenses fortunes marquant très fortement l'architecture locale (notamment par la construction des châteaux des "princes du pastel", grands commerçants internationaux d'Albi et de Toulouse).

De nos jours, c'est surtout le pays des tournesols. L'agriculture demeure en effet la principale activité économique avec deux plantes omniprésentes dans les paysages (le blé et le tournesol), plus quelques plantes à huile (colza, petits pois) ou très spéciales : asperges, melons, artichauts ou portes graines.

Dans le Lauragais, région agricole, l'eau a forcément une place importante.
Le Canal du Midi, monumentale construction inaugurée en mai 1681, fait aujourd'hui partie du patrimoine de l'humanité de l'UNESCO et constitue une attraction touristique exceptionnelle.

Mais le Lauragais n'est pas que touristique ou agricole. C'est également un pays aux industries fortes : industries traditionnelles comme par exemple les usines à briques autour de Castelnaudary, le travail du cuivre à Durfort, les fabriques de meubles à Revel ou les conserveries de cassoulet à Castelnaudary

Le Lauragais conserve encore vivante la trace de son passé prestigieux : bastides, maisons et chateaux cathares, stèles discoïdales, châteaux du pastel constituent autant de repères temporels et spatiaux.

ARCHITECTURE

Le Lauragais possède une riche architecture romane (Baraigne, Saint Christol, Saint Pierre d'Alzonne, Saint Pierre de Venerque). Des sculptures romanes souvent ignorées comme le portail de Belberaud, celui splendide de Belpech, les chapiteaux et les têtes du Maître de Cabestany à Saint-Papoul.

Notre région possède également de très belles églises gothiques : Castelnaudary, Fanjeaux, Avignonet, Villefranche.

C'est aussi le pays des moulins fariniers et des pigeonniers (qui connaît le Bouissou à Cintegabelle ?).

Nous possédons de très beaux châteaux du 16ème siècle comme Marquein, Baraigne, Montmaur, Espanès, Ferrals, Mourvilles Basses ou Bram. Et le donjon mystérieux de salles sur l'Hers, et celui d'Auriac sur Vendinelle, et Notre Dame Noumérens  

 Extraits et synthèses de textes écrits par Jean ODOL
 pour le journal Couleur Lauragais N°1 - Avril 1998, Couleur Lauragais N°5 - Septembre 1998

http://www.couleur-lauragais.fr/pages/reportages.htm

Bibliographie : "Lauragais, pays des cathares et du pastel " par Jean ODOL.