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Les poteries culinaires du Lauragais



La matière première permettant de fabriquer ces ustensiles d’antan était l’argile, roche sédimentaire tendre et abondante dans le sol du Lauragais.

Le filon d’argile se trouvait dans la carrière attenante à une poterie, à une profondeur de trois mètres environ.

Recouverte par l’humus (50 cm) et une couche sableuse, l’argile ou terre à potier se présente sous une forme compacte qui s’effrite rapidement.

On l’extrait à coups de pioche et à la pelle. Les blocs sont entassés sur une aire. Au fur et à mesure des besoins, il faut la malaxer avec de l’eau.

Le potier tranche au fil de fer le morceau qu’il va travailler et modeler.

Pour réaliser sa poterie, il utilise le tour, mis en marche au pied. Cet appareil se compose de deux plateaux en bois.

Ils sont superposés et fixés sur un axe. Un mouvement du pied sur celui du bas provoquait la rotation et l’entraînement du plateau supérieur sur lequel l’artisan modelait de ses doigts experts l’objet désiré.

 Les pièces étaient réalisées en une seule partie. Leurs accessoires (anses, becs ou poignées) faits à part, étaient rapportés avant séchage.

Le verdet (oxyde de cuivre) et l’alquifoux (sulfure de plomb au galène) coloraient respectivement en vert et ocre.

Avant le séchage complet, sous abri, le potier passait l’engobe qui donnait, sous l’action de la chaleur (100°), ce glacis ou cet aspect émaillé.Les poteries réfractaires étaient constituées d’un mélange d’argile et de silicate d’aluminium (conducteur de chaleur).

Le four du potier (chauffé au bois)

Il se composait de trois parties : la sole ou foyer sur lequel le potier posait les éléments à cuire, la voûte aux parois en briques réfractaires et la cheminée d’évacuation de la fumée lorsqu’il chauffait le four.

Pour obtenir une cuisson en vase clos, l’artisan fermait cheminée et ouverture (lourde porte du four).Pendant de longues heures (36 heures), l’intérieur devenait incandescent dans cette étuve chauffée à blanc.

 Le potier et son aide se relayaient pour veiller à la cuisson. Ils n’ouvraient la porte du four qu’après un complet refroidissement. Alors, ils retiraient les poteries les poteries qui étaient entreposées dans un appentis.

Le potier (lé terralhé) fabriquait les ustensiles dont nos ancêtres avaient besoin : vases destinés à conserver et récipients indispensables à la cuisson.